Le Centre national des professions de santé (CNPS) a tenu récemment sa convention de printemps. Une occasion de rappeler que les différents chantiers ouverts par les pouvoirs publics ne peuvent raisonnablement aboutir sans tenir compte des besoins et contraintes des professionnels libéraux. Dominique Le Gudulec, présidente de la HAS, a fait valoir que les collèges nationaux professionnels étaient associés aux travaux d’élaboration d’indicateurs de qualité des parcours de soins. S’agissant des expérimentations d’organisation innovante, le financement au parcours de soins associant le plus souvent un acte chirurgical suivi d’une prise en charge en aval va faire l’objet d’expérimentation, ont rappelé les participants à ce focus. Le DG de l’Uncam en a défendu l’idée pour lutter contre la « course à l’activité ». Toutefois, la rémunération au parcours de soins pose des problèmes qui sont loin d’être tous résolus. La question de l’autonomie des spécialistes chirurgicaux face aux établissements privés où ils exercent soulève des craintes très légitimes.
Enfin, en ce qui concerne la recertification, le président du SML, Philippe Vermersch, qui émet des doutes sur ce dossier dont les libéraux ont été écartés, insiste sur le fait qu’elle doit être organisée par les pairs et non par les universitaires. Elle doit s’accompagner d’une remise à plat du dispositif de formation professionnelle continue.