Une polémique peut en cacher une autre. La polémique sur les prétendues « fake médecines » a débouché sur la contestation, dans les réseaux sociaux, du remboursement de l'homéopathie. Après avoir soutenu du bout des lèvres cette spécialité, la ministre de la Santé indique dans les médias que l'homéopathie « n'a jamais été évalué comme un médicament » et que son remboursement avait été décidé « sans aucune évaluation scientifique ». Agnès Buzyn a indiqué que « l'homéopathie pourrait rentrer dans le droit commun et être évaluée/nbsp]». Son déremboursement n'était pas jusqu'à présent une de ses priorités, mais Agnès Buzyn ouvrira dans l'été le débat sur l'utilité des médicaments remboursés à taux faible. Ainsi, a-t-elle précisé, si l'homéopathie est « utile, elle continuera à être remboursée. Dans le cas contraire, elle cessera de l'être ».
Les médecins homéopathes rappellent que de nombreuses études, dont certaines menées au niveau international, valident l'homéopathie. Ils souhaitent pouvoir être entendus dans ce débat. Ils pourront, naturellement, compter sur le soutien du SML qui sera à leurs côtés.