Il ne se passe pas une semaine sans qu'un acteur, d'ailleurs pas toujours légitime, ne vienne s'inviter dans les médias pour « cracher » sur l'exercice libéral de la médecine. Car c'est bien de cela dont il s'agit lorsque l'on remet en cause la liberté d'installation. Cette semaine, après tant d'autres, c'est le « super-président » des associations de patients qui a entonné cette rengaine que l'on est fatigué d'entendre.
Si l'on partage la nécessité d'un accès aux soins efficace, la demande d'une médecine en mode « Dileveroo » est beaucoup plus discutable. Ces mêmes « im-patients », qui réclament un médecin à leur porte, n'imaginent pas que si cela devait un jour se réaliser, ils deviendraient des « patients assignés » privés de la liberté de choisir leurs soignants. Or le nomadisme médical, qui est un sport national avec des effets visibles dans le nombre de no-show dans les consultations, n’est remis en cause par personne.
C'est pourquoi les patients – et pas qu’eux – feraient mieux de soutenir la liberté d'installation de leurs soignants.
Dr Philippe Vermesch,
Président du SML