Lundi 9 juillet, le deuxième comité de pilotage national du plan sur l’accès territorial aux soins s’est réuni. Celui-ci intervenait dix mois après le lancement du plan anti-désert de la ministre de la Santé.
À cette occasion, un bilan d’étape a été dressé sur les actions engagées et les avancées réalisées. C’est le cas de la mise en œuvre des guichets uniques d’information et d’orientation des professionnels de santé, déployés dans les régions par les Agences régionales de santé afin d’accompagner les professionnels dans le développement de leurs projets. La prime de 200 euros par mois à destination des internes réalisant un stage en zone sous-dense entrera en vigueur en novembre. Le contrat de solidarité territoriale médecin (CSTM), destiné aux libéraux qui effectuent des consultations ponctuelles dans les zones sous-denses, sera revalorisé au 1er février 2019. Les honoraires seront majorés de 25 % contre 10 actuellement avec maintien de la prise en charge des frais de déplacement. Cette mesure, qui consacre le dispositif de médecin volant conceptualisé par le SML, découle de l’avenant no 6 à la Convention médicale signé le 15 juin dernier. De même, la télémédecine va permettre de soulager les zones en tension. Le remboursement des téléconsultations sera en œuvre à compter du 15 septembre. La ministre a par ailleurs confirmé le développement rapide de la formation des infirmiers en pratique avancée. Et le cadre d’exercice des assistants partagés ville-hôpital a été défini. Les 100 premiers postes en exercice mixte ville-hôpital seront financés dès le mois de novembre. Ils s’adressent à de jeunes médecins.
Enfin, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a été chargée d’une mission sur le développement des CPTS (Communautés professionnelles territoriales de soins). L’Igas estime qu’il sera nécessaire de rendre plus homogène le fonctionnement de ces structures qui regroupent les professionnels d’un territoire donné. Elle a recensé plus de 200 CPTS en gestation, alors que le Gouvernement s’était donné pour objectif d’en déployer 1000 sur l’ensemble du territoire. Les recommandations et les conclusions de la mission Igas sur les CPTS seront dévoilées à la rentrée.
Plan d’accès aux soins : le SML souhaite davantage de moyens
Si le SML estime que le déploiement du plan d’accès territorial aux soins va dans le bon sens, il souhaite aussi que le Gouvernement ne néglige pas les moyens destinés à permettre aux médecins libéraux de dégager du temps médical. Le Syndicat souhaite que les obstacles au développement des assistants médicaux et des aides médico-techniques soit rapidement levés, notamment en débloquant les financements indispensables via le forfait structure comme il l’a déjà proposé à plusieurs reprises.
D’autre part, le SML rappelle que les médecins libéraux sont en capacité de s’organiser pour prendre en charge les soins non programmés, mais ils ont pour cela besoin de moyens leur permettant de se structurer et de mettre en œuvre une coordination entre professionnels de santé.