Pénurie de médicaments : le SML dénonce l’aggravation de la situation

20 Juillet 2018: Pénurie de médicaments : le SML dénonce l’aggravation de la situation

Ce jeudi, l’Union nationale des professions de santé (UNPS) a été auditionne par la mission sénatoriale d’information sur les pénuries de médicaments et vaccins. Sur ce sujet, le SML critique vivement la politique mise en œuvre depuis plusieurs années, qui consiste à exercer une pression sans cesse accrue sur les prix des produits de santé. Ces accords entre l’état et l’industrie moyennant sanctions financières aboutissent à des effets pervers avec la fixation de quotas, des ruptures de stock récurrentes compliquant le travail des médecins et sont générateurs d’anxiété légitime pour les patients. S’il est vrai que l’industrie organise le manque pour ne pas payer d’amendes dès que son quota de distribution est dépassé alors cela pose problème aux médecins et aux patients, car les pénuries s’aggravent concernant des produits de première nécessité (anti-hypertenseurs, hormones, produits injectables, corticoïdes retard, antibiotiques…) et certains vaccins essentiels (pneumo, hépatite A, DT Polio, pentavalent, BCG…).

Le SML estime que la substitution en officine d’un produit par un autre en cas de manque, à l’insu du prescripteur, n’est pas la bonne réponse et en outre que cela comporte des risques pour les patients les plus fragiles, à la médication complexe, qui nécessitent une surveillance spécifique en cas de modification de leur traitement.

Le SML souhaite que ce très délicat sujet passe par la mise en œuvre d’une coordination rapprochée entre le pharmacien et le prescripteur. Il demande, en outre, que l’information sur les ruptures de médicaments et leur retour en disponibilité soit faite directement et en temps réel auprès des médecins. Enfin, le Syndicat exhorte le Gouvernement à conduire une politique plus responsable sur le médicament, afin d’inciter les laboratoires à être plus attentifs et éviter les ruptures.


  

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