Le comité d’action publique CAP 22, qui fédère des élus et des fonctionnaires de l’État dont le directeur de l’UNCAM, avance différentes pistes d’économies pour les dépenses publiques. Il considère - à juste titre - qu’un système de soins dont les acteurs seraient mieux coordonnés entre eux permettrait de réaliser des économies substantielles. En revanche, dans les moyens à mettre en œuvre, CAP 22 préconise de rendre obligatoire l’inscription à « un système de coordination » pour tous les professionnels de santé libéraux. Et ceux qui s’y soustrairaient ne pourraient être conventionnés.
CAP 22 se trompe de cible car, avant de contraindre, il faudrait commencer par songer à investir dans la coordination. Or, à part financer des structures, les budgets dédiés à la coordination sont pour le moins insuffisants. Le SML estime qu’il est urgent d’inciter et d’aider les professionnels de santé à travailler de façon plus coordonnée au lieu de leur promettre des sanctions… Sanctions qui, en outre, auraient pour effet de pénaliser en premier lieu les patients.