C’est un grand chambardement qu’annonce le président de la République, « une rénovation complète des études de santé ». Le numerus clausus sera supprimé « pour cesser d’entretenir une rareté artificielle, et pour nous permettre de former plus de médecins avec un mode de sélection rénové, et de renforcer la dimension qualitative et le niveau des études de santé ».
« Dès la rentrée 2020 », assure Emmanuel Macron, « il n’y aura plus de concours à la fin de la première année, c’est–à-dire plus de PACES, cet acronyme synonyme d’échec pour tant de jeunes… » Des passerelles seront organisées pour permettre à tous les étudiants en licence de rejoindre « le cursus de médecine ». Néanmoins, le parcours de formation restera « sélectif, sera plus ouvert, plus vivant, attirera des profils plus variés… ». Les ECN seront supprimés « pour une orientation, tenant mieux compte des compétences et aptitudes des élèves et de leur projet professionnel », précisent les ministres en charge du dossier, qui mèneront dans les prochains mois des concertations « pour repenser les études de médecine ».