L’amendement déposé par la députée LREM des Alpes-de-Haute Provence, Delphine Bagarry, permet d’expérimenter dans deux régions, et pour une durée de trois ans à compter du 1er janvier 2019, « la dispensation, par les pharmacies d’officine, de certains médicaments à prescription médicale obligatoire dans le cadre d’un protocole médical et de coopération conclu avec le médecin traitant et les communautés de santé des structures d’exercice coordonnées » (sic). Un décret fixerait les modalités de mise en œuvre des expérimentations, et un arrêté ministériel fixerait la liste des médicaments concernés. La députée argue que 20 % des officines suisses proposent déjà « ce service aux patients » pour certaines pathologies (cystite, conjonctivite, eczéma…) et que cela faciliterait l’accès aux soins et libèrerait du temps médical. Dans un entretien publié par Les Échos, la ministre de la Santé s’y déclare plutôt favorable.
Le SML, quant à lui, y est hostile et s’étonne de cette idée de confier à un professionnel le pouvoir de prescrire les médicaments qu’il délivre, à l’heure où l’on dénonce à longueur de colonnes les « conflits d’intérêts ».