Lors d’une interview télévisée, la ministre de la Santé a estimé qu’une « voie de passage » était possible pour avancer en matière de dispensation directe par des pharmaciens de certains médicaments à prescription médicale obligatoire. On croyait l’affaire enterrée puisque les députés avaient rejeté un amendement d’une de leurs collègues allant dans ce sens. Mais la ministre rouvre le débat, estimant qu’il est possible d’aller vers la dispensation directe par les pharmaciens d’officine par étapes. « La deuxième étape, ce que souhaitaient les pharmaciens, c’était de pouvoir vendre, par exemple, des antibiotiques. Nous allons travailler avec l’ensemble des professionnels. Je pense qu’il y a peut-être une voie de passage entre ce que souhaitent les médecins et ce que souhaitent les pharmaciens…»
À l’évidence, le flou demeure sur les intentions de la ministre, au moment où le PLFSS passe au Sénat avant de revenir à l’Assemblée nationale. Le SML qui s’était opposé à la « prescription officinale » suit ce dossier de très près.