La mission « recertification des médecins » a rendu son rapport

09 Novembre 2018: La mission « recertification des médecins » a rendu son rapport

Le Pr Uzan, qui pilotait la mission de recertification des médecins, a remis son rapport aux ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur. Le document cadre la réflexion : proposer aux médecins d’entretenir leurs compétences par une démarche de qualité adaptée à leur pratique et à leur parcours professionnel.

La démarche de « certification et valorisation périodique du parcours professionnel des médecins » (CVP) serait obligatoire pour « tous les médecins certifiés à l’issue du nouveau troisième cycle » (c’est-à-dire à partir de 2021), et « ouverte et largement encouragée sur le mode du volontariat pour les autres médecins inscrits au tableau de l’Ordre ». Pour obtenir une CVP, le médecin devrait avoir satisfait à cinq items : formation tout au long de la vie (DPC, accréditation, activité de recherche ou de formation…) ; activité professionnelle « maintenue » (avec un minimum qui pourrait être de trois à quatre demi-journées par semaine) ; démarche d’amélioration de la relation avec le patient, absence de condamnation ou d’interdiction d’exercice ; intérêt accordé à sa qualité de vie et à sa santé au travail. Ce dernier item est conçu comme une aide aux médecins pour éviter la « souffrance que sont le surmenage, la solitude ou l’altération du ressenti de l’image ».

La formation serait pensée par les conseils nationaux professionnels avec un socle commun concernant les missions transdisciplinaires du médecin et un volet propre à chaque spécialité.

Le processus, garanti et contrôlé par un Conseil national de certification et de valorisation (CNCV), donnerait lieu à une attestation hébergée à l’Ordre national des médecins, accessible au public. Le CNCV réunirait des représentants des patients, des médecins, des syndicats, des autorités sanitaires…

Cette recertification pourrait donner droit à certains avantages, comme une aide assurantielle ou la facilitation d’accès à un nouveau secteur d’exercice valorisant.

La mission préconise une évaluation tous les six ans.

Le SML salue un rapport équilibré et se félicite que les craintes des médecins de voir se mettre en place un système coercitif aient été entendues. Le dispositif envisagé est un dispositif de promotion et de valorisation. Mais l’objectif ambitieux d’une certification et valorisation tous les six ans exige qu’un effort considérable soit engagé sur la formation continue des médecins, dont le DPC est l’une des composantes, pour faire entrer la France dans les standards européens. Le SML partage l’ambition d’élever le nombre de jours de formation continue de 15 à 30 jours par an.


  

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