Nous terminons cette drôle d’année sur un conflit social majeur qui témoigne du rejet de ce modèle élitiste et technocratique, et nous débuterons la suivante par une négociation interprofessionnelle sur le financement des fameuses CPTS.
Au SML, nous pensons qu’il faut en finir avec toute cette technocratie qui n’apprend jamais de ses propres erreurs et nous voulons remettre l’humain au centre. Le patient d’abord, puis le médecin libéral, pivot de la coordination des soins avec l’ensemble de la communauté soignante de proximité et hospitalière. Voilà ce que nous défendons et proposons.
Nous ne voulons pas de subventions – prises sur nos impôts – pour créer des postes de gratte papier destinés à être les interlocuteurs de la technostructure au prétexte qu’elle ne sait pas faire simple et quelle ne survit qu’à travers les finasseries administratives qu’elle multiplie sans fin.
Les médecins libéraux, pas plus que les autres professionnels de santé libéraux d’ailleurs, ne sont pas des pions sur un échiquier que l’on peut, d’une pichenette, mouvoir d’une case blanche vers une case noire. D’un exercice indépendant vers le regroupement, au sein de structures imaginées par l’État pour quadriller le territoire comme les CPTS, dans le but de donner à voir une construction censée rassurer en premier lieu les administrations. Vous me direz que tout cela est bien loin des besoins et des préoccupations des patients, et c’est exact.
S’il est un vœu à formuler, ce serait que l’on fasse enfin confiance aux acteurs de terrain et qu’on les laisse travailler et s’organiser. Qu’on leur apporte des moyens sans exiger d’extravagantes contreparties. Que l’on mise sur l’esprit d’entreprise de ceux qui sont des acteurs libéraux. Parce que ce sont eux qui sont sur le terrain, en contact avec les patients. Ils en partagent les fardeaux et les douleurs. Et quoiqu’en disent certains antilibéraux, pendant les fêtes, même si certains profiteront légitimement de quelques jours de repos mérité, les médecins libéraux seront présents parce qu’ils ont conscience de leurs devoirs. Ceci mérite respect et considération.
Je souhaite à chacune et chacun d’entre vous d’excellentes fêtes de fin d’année.
Dr Philippe Vermesch
Président du SML