On se souvient des préconisations de la mission de recertification des médecins. Son rapport propose une démarche de « certification et valorisation périodique du parcours professionnel des médecins » (CVP), obligatoire pour « tous les médecins certifiés à l’issue du nouveau troisième cycle/nbsp]» (c’est-à-dire à partir de 2021) et « ouverte et largement encouragée sur le mode du volontariat pour les autres médecins inscrits au tableau de l’Ordre ». Pour obtenir une CVP, le médecin devrait avoir satisfait à plusieurs critères, dont la formation tout au long de sa vie professionnelle (DPC, accréditation, activité de recherche ou de formation…) et avoir une activité professionnelle « maintenue » (avec un minimum qui pourrait être de trois à quatre demi-journées par semaine). Cette recertification pourrait donner droit à certains avantages, comme une aide assurantielle ou la facilitation d’accès à un nouveau secteur d’exercice valorisant.
La mission préconise une évaluation tous les six ans.
Le SML a salué en son temps un rapport équilibré. Toutefois, il met en garde contre la tentation technocratique d’installer une usine à gaz en lieu et place d’un dispositif incitatif. Par ailleurs, l’objectif ambitieux d’une certification et valorisation tous les six ans exige qu’un effort considérable soit engagé sur la formation continue des médecins.