Homéopathie : la raison doit l’emporter

18 Janvier 2019: Homéopathie : la raison doit l’emporter

Dans le débat sur l’homéopathie, on entend enfin la voix de la raison. Ainsi, le président de la conférence des doyens, le Pr Jean Sibilia, appelle à maintenir les cursus d’enseignement de l’homéopathie. « Je préfère une homéopathie dans le champ de la médecine, plutôt que dans des pratiques vraiment ésotériques », déclarait-il lors d’un documentaire sur France 5. Et de poursuivre : « il est intéressant d’étudier et d’enseigner » la prise en charge homéopathique, mais aussi « la vision du malade qu’apportent les homéopathes ». « On peut en tirer quelque chose de très positif. »

De son côté, le Dr Anne d’Andon, chef du service évaluation des médicaments à la Haute Autorité de santé (HAS) déclarait : « Certains disent que ce n’est pas efficace, d’autres disent que c’est efficace. Je ne veux pas entendre uniquement ça. Ce que je veux savoir, c’est s’ils apportent un service au patient et à la collectivité ». Et d’ajouter : « On peut imaginer rembourser un placebo à partir du moment où il a une certaine efficacité, c’est-à-dire qu’il change quelque chose. Il faut être ouvert à d’autres approches thérapeutiques ». La présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, précisait quant à elle qu’un « médicament est remboursé pour une indication spécifique et il doit démontrer son efficacité dans cette indication-là… Peu importe comment ça marche, si ça marche. Mais si ça marche, ça doit pouvoir être démontré ».

L’avis de la HAS sur la pertinence du remboursement de l’homéopathie est attendu pour le mois d’avril. L’espoir que la raison et le bon sens l’emportent sur l’acharnement aveugle de certains, est permis.


  

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