Les chiffres publiés par l’Institut national du Cancer sont encourageants. Les taux de mortalité ont baissé en France entre 2010 et 2018 de 0,7 % par an chez la femme et de 2 % chez l’homme. Le taux d’incidence a continué son déclin. Pour la première fois, l’organisme publie une répartition des stades au diagnostic pour trois cancers. Ainsi 60 % des cancers du sein sont diagnostiqués à un stade précoce en France, 44 % des cancers du côlon et 47 % des cancers du rectum. À l’inverse, 10 % des cancers du sein et un tiers des cancers du côlon et du rectum sont diagnostiqués à un stade tardif.
Enfin, 41 % des nouveaux cas de cancers pourraient être évités. Principaux fautifs : alcool et tabac, très largement en tête devant l’alimentation, le surpoids et l’obésité, les agents infectieux ou encore les expositions professionnelles. Contrairement à une idée répandue, la pollution serait en cause dans moins de 1 % des cancers incidents.