Réunis ce mercredi dans les locaux du SML, onze syndicats représentant toutes les générations de médecins et d’étudiants en médecine ont analysé le problème de l’accès aux soins dans le pays. Ils partagent bien évidemment les objectifs d’accès pour tous à un médecin traitant et à un spécialiste. Le recours à un assistant médical fait partie des moyens pour y parvenir. Aussi, les onze syndicats signataires d’un communiqué commun demandent-ils que l’Assurance maladie s’engage à accompagner financièrement les médecins qui souhaitent avoir un assistant médical dans leur cabinet. Les signataires ont précisé les conditions de cet accompagnement. L’exercice médical doit être coordonné sans modèle unique de coordination, le financement doit prendre en compte les contraintes immobilières et la formation des assistants. Il doit être pérenne. Les indicateurs à retenir sont : pour les médecins généralistes, le nombre de patients « médecins traitants » pris en charge, en priorisant les patients en ALD ou ceux de plus de 70 ans qui ne trouvent pas de médecin traitant ; pour les médecins spécialistes, la file active des patients vus dans l’année. Un observatoire bipartite doit être mis en place pour optimiser l’impact des assistants médicaux sur la population.
Dans une mise au point qu’elle a publiée, l’Assurance maladie se défend de toute vision « productiviste » ou « normative » dans les propositions qu’elle fait pour aider financièrement les médecins à engager un assistant médical. Elle affirme n’avoir pas voulu « proposer aux médecins de conditionner le financement d’un assistant médical à une quelconque obligation de respecter un nombre minimal de consultations par heure et par jour ». Elle se sera donc mal exprimée lorsqu’elle décrit les bénéfices attendus du recrutement d’un assistant médical. Soit.