Selon un référé de la Cour des comptes du 14 février, les efforts doivent être accentués pour réduire la consommation des antibiotiques en France, qu’elle juge encore trop élevée au regard des pays voisins. La Cour énumère une série d’outils permettant d’aller en ce sens : recours aux logiciels d’aide à la prescription, dispensation à l’unité, vérification croisée des prescriptions des médecins généralistes par les médecins coordonnateurs d’Ehpad, formation continue obligatoire des prescripteurs, utilisation de la ROSP. La Cour insiste sur l’insuffisance de formation des étudiants en médecine dans le domaine de l’infectiologie et de l’antibiothérapie. Dans sa réponse, la ministre de la Santé souligne que la pertinence des prescriptions fait partie des objectifs de la stratégie nationale de santé et que les actions déjà menées recouvrent nombre des préconisations des sages de la rue Cambon.
Concernant la prescription à l’unité, Agnès Buzin rappelle que la prescription à l’unité est « en cours de mise en place » sur quelques antibiotiques parmi les plus prescrits, et qu’une évaluation aura lieu avant de l’étendre à d’autres molécules. Un groupe de travail réfléchit à sa généralisation.
En ce qui concerne la ROSP, la ministre se félicite de ses effets positifs et il ne lui semble pas souhaitable d’ajouter à la ROSP un autre indicateur. Enfin, pour ce qui est du médecin coordonnateur en Ehpad, la ministre explique qu’elle travaille à une « instruction explicative » pour en clarifier les missions.