Les syndicats médicaux et l’Assurance maladie se sont réunis pour une troisième séance de négociations autour des assistants médicaux. Les contre-propositions des premiers n’ont pas été inutiles. Le directeur général de l’Assurance maladie a accueilli favorablement la proposition des syndicats de conditionner le financement des postes d’assistants médicaux à une extension de la patientèle du médecin traitant. Et il est clair que la contrepartie au financement ne serait pas la même en fonction de la taille de la patientèle. On ne peut en effet demander à un médecin dont la patientèle est supérieure à la moyenne d’augmenter le nombre de ses patients. L’assurance maladie semble donc avoir reculé à ce stade sur sa volonté d’imposer des quotas d’activité aux praticiens. Mais l’issue de la négociation est suspendue au montant de l’aide que l’Assurance maladie est prête à accorder aux médecins.
Pour sa part, le SML estime le coût de l’embauche d’un assistant médical entre 40 000 et 43 000 euros. Or, certains syndicats paraissent déjà prêts à concéder à de moindres montants… comme si l’Assurance maladie les avait déjà convaincus de jouer petit bras. À suivre avec la plus grande prudence.
Deux séances de négociation ont été ajoutées au programme. L’ultime séance est prévue pour le 17 avril.