Au cours de cet échange, le SML a alerté sur les conséquences directes de l’absence de revalorisation de nombreux actes médicaux. Cette situation fragilise durablement certaines spécialités et contribue à une diminution préoccupante de l’offre de soins dans plusieurs domaines essentiels : dermatologie, gynécologie, psychiatrie et pédopsychiatrie, chirurgie pédiatrique ORL, entre autres. Le syndicat a rappelé que cette dégradation progressive de l’attractivité de certaines disciplines constitue désormais un véritable enjeu de santé publique.
Le bureau national a également insisté sur plusieurs priorités défendues par le SML :
Guillaume Couillard s’est montré attentif aux constats et revendications portés par le SML. Ouvert à certaines expérimentations, il a néanmoins semblé disposer de marges de manœuvre limitées pour apporter des réponses immédiates aux problématiques soulevées. La rencontre, dense et directe, s’est conclue au bout de quarante minutes.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre du travail permanent de représentation et de lobbying mené par le SML auprès des institutions de santé et des décideurs publics. Le syndicat poursuit ainsi son action pour faire entendre la réalité du terrain et défendre la médecine libérale en amont des prises de décisions. Cette stratégie d’influence s’est déjà révélée efficace à plusieurs reprises, certaines propositions du SML ayant été reprises dans des textes législatifs ou des directives nationales.
Pour le SML, il demeure essentiel d’éclairer les responsables institutionnels et les élus sur les enjeux concrets de l’exercice médical afin de préserver une médecine libérale forte, accessible et adaptée aux besoins des patients.
*avec des répercussions particulièrement négatives sur la radiologie de proximité, ainsi que les tarifs peu incitatifs du dépistage du cancer du sein dans lequel les radiologues libéraux sont massivement impliqué.
**qui pourtant se sont engagés dans la pertinence