Les articles du SML

L’Union nationale des professions libérales (UNAPL) a élaboré une trentaine de propositions pour le prochain quinquennat en direction des candidats à l’élection présidentielle.

Au SML, c’est très clair : nous ne voulons pas d’un système de santé ou le médecin serait remplacé par des pharmaciens, des sages-femmes, des kinés, des infirmiers, des orthoptistes, etc. Cela ne signifie pas que nous ne voulons pas travailler en coordination avec eux et mobiliser la montée en compétences de ces professions pour améliorer l’efficacité des prises en charge ou dégager du temps médical.

Notre système de santé traverse une crise sans précédent, révélée et accentuée par l’épidémie de Covid. Cette crise n’est pas le fruit du hasard. Elle a de multiples causes, à commencer par les coupes budgétaires incessantes destinées à contenir les dépenses de santé (avec le résultat que l’on a pu voir lors de l’épidémie), les réformes de santé, orientées également vers la maîtrise comptable, et une politique centrée sur l’hôpital au détriment de la médecine de ville.

Il y aura bien la création d’un CHU à Orléans, le Premier ministre l’a annoncé sur une antenne régionale. Sera-ce une nouvelle université ou une antenne de la fac de médecine de Tours ? Jean Castex va saisir l’Inspection générale des Affaires sociales et l’Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche pour « définir les voies de la reconnaissance d’un deuxième site de formation universitaire médicale en région Centre-Val de Loire ».

Sollicité par treize étudiants concourant au parcours accès spécifique santé qui avaient été recalés à la suite d’un oral organisé par l’Université de Paris et dont les thèmes étaient très contestables, le Conseil d’État a cassé le jugement du juge des référés saisi par ces mêmes candidats.

Le Gouvernement a tranché. Finalement, les formations complémentaires des maîtres de stage des universités (MSU) seront financées par l’Agence nationale du DPC en plus du quota d’heures allouées pour le DPC.

Plusieurs modifications de la nomenclature vont entrer en vigueur à partir du 1er avril prochain, en application de l’avenant no 9 à la convention médicale.

C’était tout à fait prévisible, mais les chiffres publiés par la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) le confirment : les revenus des médecins libéraux ont été très fortement impactés par la crise sanitaire en 2020. Le bénéfice non commercial (BNC) moyen des praticiens, toutes spécialités confondues, s’est établi à 86 974 euros, soit « une nette baisse de 5,73 % en euros courants par rapport à 2019 ». Avec l’inflation, la baisse de revenus nets atteint 6,21 %.

Dans son dernier rapport annuel (le dernier avant les élections présidentielles), la Cour des comptes estime qu’il faudrait 9 milliards d’économies supplémentaires par an pour respecter les objectifs de finances publiques d’ici à 2027. En résumé, la trajectoire de redressement budgétaire avancée par le gouvernement à la sortie de l’épidémie serait « incertaine ».

Certes, l’objectif de dépenses pour l’accueil des personnes âgées a connu une hausse de 3,6 milliards sur quatre ans et s’élève cette année à 14,3 milliards d’euros, mais l’effort public « inédit, conjoncturel puis permanent » a été accompli « sans contreparties notables », estime la Cour des comptes. Il convient de « redéfinir le modèle d’organisation des EHPAD ».

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