Communiqués de presse du SML

Malakoff, le 4 mars 2021 │De nombreux adhérents du SML, notamment en Rhône Alpes, font remonter au syndicat que les doses de vaccins réservées chez leur pharmacien « référent » ne leur avaient pas été remises pour cause de non-livraison. Ces médecins, qui avaient planifié leurs rendez-vous de vaccination, ont été contraints de recontacter leurs patients pour leur dire de rester chez eux.

Le SML s’indigne de cette situation au moment où les pouvoirs publics et les pharmaciens laissent entendre aux Français qu’il y aurait un désengagement des médecins libéraux dans la vaccination alors que s’empileraient des stocks conséquents de vaccin dans les frigos.

Le SML s’inscrit en faux contre cette campagne de communication et refuse que l’on fasse porter aux médecins libéraux le chapeau des ratés du lancement de la campagne de vaccination contre la Covid dans les cabinets médicaux. La situation actuelle résulte du chaos organisationnel qui règne depuis le début de la crise sanitaire où les pénuries succèdent aux pénuries.

Le SML regrette la bureaucratie qui complique l’approvisionnement des médecins en vaccins et s’avère contre-productive. Les médecins libéraux attendent des solutions pragmatiques comme la mise à disposition de stocks de vaccins dans les officines afin que celles-ci les mettent plus rapidement à la disposition des médecins sans formalité préalable. Il faut sortir d’urgence du chaos organisationnel !


Contact presse :
Sylvie FONTLUPT
Tél. 06 72 82 42 18


Malakoff, le 4 mars 2021 │La Commission paritaire nationale (CPN) a réuni ce jeudi matin la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et les syndicats médicaux représentatifs signataires de la convention médicale.

Comme le SML l’avait réclamé, le sujet de la rémunération sur objectif de santé publique (ROSP) a été examiné, et le Syndicat a obtenu qu’aucun médecin ne soit perdant compte tenu des circonstances spécifiques liées à la pandémie de Covid-19. La Cnam a déclenché en conséquence la clause de sauvegarde pour les spécialités concernées. Le SML estime qu’il a rempli sa mission, en préservant ainsi le revenu de ses confrères, mais il n’est pas pour autant satisfait du fonctionnement de la ROSP qui reste complexe, illisible et inégale et, surtout, qui ne doit pas fournir d’alibi à la Cnam pour ne pas augmenter la valeur des actes.

Le SML demande que le système de la ROSP soit entièrement revu et centré sur son objectif initial qui consiste à encourager la qualité et la prévention pour toutes les spécialités, et non pour quelques-unes comme c’est le cas actuellement. Le SML souhaite que ce sujet soit inscrit à l’agenda conventionnel au lendemain des élections professionnelles.

L’autre sujet abordé lors de cette CPN concerne les assistants médicaux. Le SML, qui avait porté l’initiative de cette mesure auprès de l’ancien directeur général de la Cnam, Nicolas Revel, se félicite de constater que déjà 1 545 contrats ont été conclus. Ils permettent d’améliorer le confort d’exercice des médecins généralistes comme spécialistes en libérant du temps médical.

Malgré ces débuts encourageants, le SML estime que trop peu de médecins bénéficient de ce dispositif. L’ambition du Syndicat est que chaque médecin libéral puisse bénéficier a minima de l’appui d’un assistant à mi-temps et idéalement à temps plein. C’est pourquoi le SML demande à la Cnam de simplifier les conditions d’accès à cette mesure et de déplacer le curseur du contrat minimal à un demi équivalent temps plein au lieu d’un tiers, afin d’être réellement efficace pour de faciliter le recrutement et la formation de ces assistants.

Le SML estime que, sur ces deux sujets comme sur de nombreux autres, une renégociation de la convention médicale est indispensable et qu’elle devra intervenir au lendemain des élections professionnelles, sans attendre 2023.

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Sylvie FONTLUPT
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Le 19 février 2021 - Lors d’une récente réunion, la Cnam a présenté les résultats provisoires de la ROSP 2020. Si le montant global de l’enveloppe est susceptible d’être en légère hausse, les situations individuelles des praticiens et des spécialités, en raison de la crise sanitaire et du confinement, seront très disparates et, au final, beaucoup d’entre eux seront perdants.

Le SML et la FMF jugent cette situation inacceptable, car elle revient à pénaliser une deuxième fois, les médecins, après les pertes d’activités qu’ils ont déjà supportées au premier semestre 2020.

Les deux syndicats exigent que la CNAM applique, sans tergiversations inutiles, la clause de sauvegarde prévue afin de compenser les écarts de cette rémunération.

Le SML et la FMF continuent de penser que la ROSP est devenue trop complexe et inégalitaire, puisqu’elle ne bénéficie pas à l’ensemble des spécialités. Les deux syndicats estiment que ce dispositif doit être revu et recentré sur la prévention exclusivement et pour tous. En outre, la ROSP ne doit pas servir de palliatif à l’insuffisance tarifaire, laquelle devra être résolue dans le cadre d’une nouvelle négociation urgente de la convention médicale dont le cœur sera la revalorisation des actes.

 

Contacts presse : 

Philippe Vermesch - Président du SML - Tél 06 09 55 77 24

Corinne Le Sauder - Présidente de la FMF - Tél 06 31 03 70 58 18

 


Malakoff, le 17 février 2021 │ Récemment, les pharmaciens d’officine se sont inquiétés dans les colonnes du journal Le Figaro d’un prétendu « retard au démarrage » de la vaccination anti-Covid-19 chez les médecins libéraux et, prétextant un tel scénario, ils réclament l’autorisation de vacciner directement eux-mêmes et de sélectionner les patients.

Le SML rappelle que la vaccination dans les cabinets médicaux avec le vaccin AstraZeneca débutera à compter du 25 février et qu’il n’y a, à ce stade, aucun retard à déplorer du côté des médecins libéraux, lesquels sont prêts et particulièrement mobilisés pour vacciner. D’ailleurs, une récente enquête de Doctolib a estimé que 90 % d’entre eux étaient déjà dans les starting blocs.

Cependant, le nombre de doses disponibles est encore très limité, et les médecins libéraux, ainsi que la DGS l’a indiqué, ne pourront recevoir qu’un seul flacon de dix doses la première semaine, en attendant les prochaines livraisons.

Au regard de la priorisation des patients et des effets constatés dans un nombre limité de cas, le SML estime que seuls les médecins libéraux, lesquels connaissent bien les antécédents médicaux de leurs patients, sont en capacité de réagir médicalement en cas d’incident et peuvent donc effectuer la primo-vaccination.

Les compétences médicales ne se décrètent pas. Les pharmacies ne sont pas des cabinets médicaux. Aussi, à ce stade, dans l’intérêt des patients, le syndicat estime que la primo-vaccination anti-Covid et la prescription des vaccins par le pharmacien ne sont ni raisonnables ni souhaitables.

Le SML demande au Gouvernement de faire la transparence sur les livraisons attendues dans les prochaines semaines, car les chiffres annoncés varient sans cesse d’une réunion à l’autre et selon les interlocuteurs que rencontre le syndicat. Le SML redoute que, là encore, le Gouvernement ne fonde sa politique vaccinale sur une gestion de la pénurie, ce qui serait désastreux au moment où l’on assiste à un retournement de l’opinion en faveur du vaccin anti-Covid.
 

Enfin, le SML réclame une simplification du dispositif de mise à disposition des vaccins, dont la commande doit se faire par voie numérique et avec une livraison sécurisée au cabinet du médecin.
 
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Malakoff, le 3 février 2021 │ Le SML estime que la gravité de la situation sanitaire, avec l'émergence de différents variants qui favorisent la transmission du virus, impose désormais la vaccination de tous les soignants comme vient de le recommander la Haute autorité de santé.

 Il s'agit de protéger les soignants et de leur permettre, ainsi de poursuivre de leur activité au service d’une offre de soins la plus large possible au moment où les patients en ont plus besoin. Il s'agit également de s'assurer que les chaînes de contagion ne passent pas par les soignants.

Le SML déplore à cet égard les difficultés que rencontrent de nombreux médecins pour se faire vacciner en première comme en seconde injection. Le syndicat réclame des facilités d’accès pour les médecins libéraux.

L’arrivée du vaccin AstraZéneca est une bonne nouvelle. Sa souplesse d’utilisation va permettre aux médecins de vacciner dans leurs cabinets et en lien avec les infirmiers libéraux. Le SML est en revanche défavorable à la primo-vaccination par les pharmaciens.


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Malakoff, le 6 janvier 2021 │ Pour faire reculer la pandémie de Covid-19 qui paralyse notre pays et libérer l’activité, la vaccination constitue la seule solution.

Le SML regrette le temps perdu par le Gouvernement à définir une stratégie vaccinale qui s’attache davantage aux vaccino-sceptiques qu’aux personnes souhaitant se faire vacciner. Le fait que la vaccination ne soit pas obligatoire dans notre pays, constitue en soi une réponse nécessaire et suffisante aux réticents.

Pour donner l’exemple, le Président du SML, Philippe VERMESCH a participé ce mercredi 6 janvier à une opération de vaccination de responsables syndicaux des professions de santé et de personnalités médiatiques du monde de la santé dans une maison médicale de garde francilienne.

Le SML presse le gouvernement d’oublier les sondages et de prendre toutes les mesures, notamment logistiques, afin de garantir, aux plus fragiles et aux soignants, puis à toutes les personnes qui souhaitent se faire vacciner, qu’elles auront rapidement accès au vaccin.

Le SML souhaite que la vaccination se déroule dans un cadre ambulatoire, dans les cabinets médicaux et dans les centres de vaccination initiés par les libéraux. À cet égard, la vaccination des professionnels de santé libéraux doit être étendue à tous et être effectuée dans des structures de ville.

Les médecins libéraux n’ont pas à être les comptables d’une possible pénurie de vaccins. L’accès à la vaccination doit être simple et facilitée. Une visibilité doit être donnée sur la disponibilité réelle des vaccins.
 

Le SML souhaite que le Premier ministre puisse annoncer dès jeudi, lors de sa conférence de presse, des mesures qui iront dans ce sens.
 
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Malakoff, le 17 décembre 2020 | Dans le cadre de la négociation interprofessionnelle, l’Assurance maladie a enfin compris que les lourdeurs administratives des CPTS et autres structures rendaient hypothétiques et lointains les effets sur la coordination des soins, l’amélioration rapide de la prise en charge des patients lourds et la réduction des hospitalisations évitables. La publication du rapport d’évaluation des Paerpa construits sur ce modèle avait d’ailleurs conclu à un impact nul sur la réduction des hospitalisations et a montré qu’il avait été difficile pour les professionnels de santé de s’y impliquer.

C’est ainsi que la Cnam a accepté d’ouvrir les travaux sur les équipes de soins traitantes. Le SML se félicite de cette évolution.

Le SML avait maturé ce concept avec ses partenaires autres professionnels de santé, pour sortir du concept des « ESP » (équipes de soins primaires) rigide et fermé issu de la loi Touraine.

Les équipes de soins traitantes constituent la seule réponse souple permettant d’améliorer rapidement l’organisation et la coordination des soins sur le territoire. Construites autour du patient, en fonction de sa pathologie et de ses besoins, elles sont à géométrie variable. Le médecin traitant est le garant de la synthèse médicale, participant à la coordination des soins avec le ou les spécialistes, en rapport étroit avec les autres soignants de proximité.

L’organisation de cette équipe doit être souple et fluide. Elle s’appuie sur un outil de partage et d’échange entre les professionnels qui aurait également pour vocation d’assurer la traçabilité

La rémunération reste à l’acte et la coordination est rémunérée dans le cadre d’un forfait individuel pour chacun des professionnels mobilisés dans les équipes de soins traitantes.

Le SML estime que les équipes de soins traitantes, qui partent de la pratique des professionnels du terrain, et non d’un modèle bureaucratique, sont une chance pour les patients et vont contribuer à améliorer les conditions d’exercice dans les zones en tension démographique, tout en préservant pour les patients le choix de leur professionnel de santé. C’est pourquoi le Syndicat considère qu’il ne faut pas perdre de temps. Tout comme les CPTS et les ESP ont été généralisées d’emblée, il faut aussi généraliser sans tarder les équipes de soins traitantes. La case expérimentation ne pourra que retarder les premiers bénéfices attendus par les patients et les élus locaux.

 

Contact presse : Sylvie FONTLUPT
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Malakoff, le 10 décembre 2020 | « Les conditions ne sont pas réunies pour aller plus loin et envisager une signature avant la fin de l’année », c’est en ces termes que le directeur général de la Cnam a sifflé la fin de la négociation conventionnelle de l’avenant no 9 pour les médecins libéraux.

Pour le SML, qui a eu le courage et la ténacité d’y rester jusqu’au bout, le masque de la Cnam est enfin tombé ! L’Assurance maladie a enfin compris que le compte n’y était pas ! Et le SML voudrait l’avertir sans tarder que les attentes de la profession ne diminueront pas en intensité après les élections professionnelles.

La négociation que la profession attend n’est pas une énième rustine à une convention qui n’en finit pas de créer des frustrations et des laissés pour compte, tant parmi les généralistes que les spécialistes. Un avenant de plus ne changera rien à l’affaire.

Les médecins libéraux aspirent à une nouvelle convention médicale avec un investissement d’au moins 2 milliards d’euros. Il s’agit de revaloriser les actes, mais aussi de transformer l’exercice pour le moderniser et le rendre plus confortable et plus adapté aux nouveaux besoins des patients. C’est le moins que les pouvoirs publics pourraient faire pour les médecins libéraux après le Ségur de la santé et les milliards versés sur l’hôpital.
 

Le SML continue de regretter que les autres syndicats ne se soient pas joints à lui pour dénoncer la convention maintenant et pour provoquer l’électrochoc qui accélérerait la négociation d’une nouvelle convention.
 
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Malakoff, le 2 décembre 2020 │Le SML est le seul syndicat médical représentatif à s’être mobilisé contre le coup de force tenté par Thomas Mesnier, co-auteur du rapport « Pour un Pacte de Refondation des Urgences », pour imposer le numéro d’appel unique 113 dans le cadre de la PPL Rist.

Dans un amendement déposé devant la Commission des affaires sociales et adopté par celle-ci, ce député entendait substituer au 15 pour l’aide médicale urgente et au 116-117 pour la permanence des soins ainsi qu’aux numéros locaux à dix chiffres de permanence des soins des médecins libéraux, un numéro unique, le 113. Cet amendement était d’autant plus ubuesque qu’aucun arbitrage n’a encore été rendu par le Gouvernement sur ce sujet et que les 22 expérimentations du SAS ne débuteront qu’en janvier.

Dans leur sagesse, les députés ont voté un amendement de suppression de la mesure contestée de Thomas Mesnier et supprimé l’instauration du numéro unique.

Le SML, qui réaffirme son attachement au 116 117,rappelle que lorsqu’un numéro de PDSA distinct du 15 existe, comme c’est le cas dans plusieurs départements notamment en Grand Est, seule une très faible part des appels sont retransférés aux urgentistes car potentiellement urgents. En période hivernale et épidémique tous les appels relevant de la médecine générale viendraient engorger le numéro unique éventuellement mis en place et cela retarderait d’autant les prises en charges pour les urgences vitales.

C’est pourquoi, le SML est convaincu, mais il n’est pas le seul comme le montre le vote des députés, que le 116 117 constitue un moyen efficace de désengorger les urgences hospitalières.
 

Aussi, le SML se félicite de cette victoire.
 

Contact presse : Sylvie FONTLUPT
Tél : 06 72 82 42 18


Malakoff, le 27 novembre 2020 │Thomas Mesnier, co-auteur du rapport « Pour un Pacte de Refondation des Urgences » a déposé un amendement à la proposition de loi RIST, dans lequel il entend substituer au 15 pour l’aide médicale urgente et au 116-117 pour la permanence des soins ainsi qu’aux numéros locaux à dix chiffres de permanence des soins des médecins libéraux, un numéro unique, le 113.

Le SML s’étonne qu’un tel amendement ait pu être adopté par la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

Sur la forme, ni M. Mesnier ni les députés de la Commission n’attendent les résultats des 22 expérimentations du service d’accès aux soins (SAS) que le ministre de la Santé et qui débuteront en janvier. De la même manière, il est fait l’impasse des résultats des négociations conventionnelles sur ce sujet.

Sur le fond, le SML s'interroge sur les intentions réelles du gouvernement, puisque aucun arbitrage n’a encore été rendu sur le sort des numéros d’appel.

L’adoption de cet amendement scélérat, sonne donc comme un coup de force pour imposer un numéro unique lequel fait l’unanimité contre lui.
 

Aussi le SML, qui réaffirme l’attachement des médecins libéraux au 116 117, demande au Gouvernement de faire retirer cette disposition de la PPL RIST.
 
Contact presse : Sylvie FONTLUPT
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