Edito du Président du SML

Les députés ont débattu cette semaine du dernier budget de la Sécu pour ce quinquennat. C’est peu de dire que celui-ci n’est pas à la hauteur des attentes de notre profession.

Les centres de santé estiment que la reconstruction du système de santé passera par eux. Dans leur esprit, leur modèle d’organisation incarne le véritable système public de santé en ville. En clair, ils veulent incarner « le grand remplacement » de la médecine libérale. Même pas peur !! Explications.

Devant les cadres du SML, réunis le week-end dernier à Nice, le directeur général de la Cnam a confirmé que le paiement à l’acte ne faisait l’objet d’aucun blocage idéologique ou culturel dans les arcanes du pouvoir. C’est une bonne nouvelle. Face à la multiplication des forfaits en tous genres, le doute était permis.

On ne peut pas se contenter de hurler à chaque fois que des élus locaux ou nationaux confrontés aux déserts médicaux réclament des mesures au gouvernement. Il est bien évident que les médecins libéraux ne sont pas des pions qu’on pourrait déplacer et déraciner. La coercition à l’installation n’est évidemment pas la bonne réponse, le SML n’a jamais cessé de le répéter.

Le coup d’envoi de la séquence budgétaire a été donné vendredi avec la présentation des comptes et du budget de la sécu. Ce dernier budget du quinquennat est marqué par les déficits creusés par la situation sanitaire. Assurer la cohésion et la solidarité de la Nation était indispensable.

Le président de la République l’a redit, ce jeudi 16 septembre, devant les cadres de l’U2P* « le pass sanitaire n’est pas un objectif en soi », indiquant qu’il pourrait être mis de côté dans les territoires à mesure que l’épidémie recule.

Ces dernières années, les gouvernements successifs se sont escrimés à jeter les professions de santé les unes contre les autres en jouant et distribuant les actes et compétences des uns aux autres.

Cette rentrée ne s’annonce pas de tout repos, tant les dossiers qui attendent la profession sont nombreux. Le premier d’entre eux concerne le dispositif d’indemnisation de la perte d’activité (DIPA) mis en œuvre dans le prolongement de la Première vague de Covid 19.

L’Assurance maladie a soumis un 9e avenant à la convention médicale à la signature des syndicats. Dans un réflexe pavlovien, MG France s’est précipité sur son stylo. La CSMF et Avenir Spé, -ce dernier confirmant sa consanguinité avec la maison mère-, ont fait de même. Pas le SML.

Cette semaine, le Gouvernement a marqué le premier anniversaire du Ségur de la santé. Comme nous l’avions dit à l’époque, il s’agissait bien d’un Ségur de l’hôpital : 9 milliards d’euros ont été fléchés vers les augmentations de salaire des hospitaliers, et 19 milliards sur l’investissement dans ces établissements.

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