Les articles du SML

Le Brief SML sur la 2ème séance de négociations de l’avenant 1 à la convention nationale des médecin libéraux




Négociations Imagerie : la caisse sait-elle encore compter ?

Alors même que les représentants des médecins ont fait appel a un organisme indépendant pour compter les économies dont le prévisionnel est de 400 millions fin 2026 avec les mesures déjà prises, la caisse d’assurance maladie conteste ces chiffres.

 

Le directeur Fatôme estime qu’il y a suffisamment de scanner et d’IRM en France alors même que le nombre d’équipement par habitant est très inférieur à celui de l’Allemagne.

 

Le directeur Fatôme veut encore des baisses, toujours des baisses, même si les propositions constructives de la profession concernant les gains de pertinences sont également acceptées.

 

Les retards d’investissement liés à la diminution des forfaits techniques associés à la réintégration des produits de contrastes à la charge des radiologues sont pourtant des pertes programmées d’efficacité et d’efficience.

 

La perte des cabinets de radiologie de proximité, premières victimes des baisses drastiques de tarif ne semble pas émouvoir la caisse d’assurance maladie : il s’agit pourtant d’un sujet majeur dans l’accès aux soins et le dépistage du cancer du sein.

 

Du côté de la médecine vasculaire, la caisse d’assurance maladie ne prend pas en compte semble-t-il, les angéiologues encore catégorisés dans les médecins généralistes, ce qui accroit encore la pression sur une profession déjà largement malmenée par les baisses des tarifs des échodopplers, et dont les prescriptions restent en acte gratuit dès lors qu’elles accompagnent ces échodopplers (du fait de la règle inique et abusive interdisant d’associer consultation et acte technique).

 

Les cardiologues, profession particulièrement mobilisée face aux vieillissements de la population et souvent en première ligne dans les maladies chroniques, sont également lourdement impactés.

 

La caisse veut des baisses… parce que les parlementaires demandent des baisses : combien sont réellement informés de la place cruciale de l’imagerie médicale dans l’accès aux soins, le diagnostic, le pronostic et la décision thérapeutique ?

 

Négociation avenant 1 : consultation ménopause

 

Le SML rappelle que cette consultation va concerner 6 millions de femmes par an, sans compter les femmes déjà ménopausées de moins de 65 ans qui devraient en bénéficier.

 

Cette consultation doit aborder la pathologie liée aux changements hormonaux, même si ces changements sont physiologiques.

 

Ce devrait être une consultation très complexe, de trois quart d’heure, réalisée par un médecin généraliste ou un gynécologue. Cependant les législateurs ont décidé d’un système à deux vitesses où certaines femmes pour cette consultation majeure sur le plan de la pathologie verraient une profession non formée à la pathologie dans le cadre d’une consultation de la ménopause : faudra-t-il attendre les complications pathologiques non dépistées de la ménopause chez ces femmes pour revenir à la raison et à l’efficacité ?

 

Quelle est la logique de décider d’une avancée sur la santé des femmes et en même temps d’introduire une inégalité systémique entre celles qui verront un médecin ou un gynécologue et les autres, avec en apparence le même coût de consultation pour l’assurance maladie mais un surcoût attendu des conséquences du retard diagnostic pour celles qui ne verront pas un medecin.

 

Adhérez au SML


Retourner en haut