Communiqués de presse du SML

Depuis un an déjà, le pays vit au rythme de la crise de la Covid-19. L’année qui vient de s’écouler a été marquée par le courage et l’engagement des soignants. Ce qui a aussi marqué les esprits, ce sont les pénuries et les bévues en cascade d’un gouvernement qui s’est empêtré dans sa bureaucratie.

Contre toute attente, en plein milieu d’après-midi, alors que les médecins libéraux étaient en train de réaliser des injections du vaccin AstraZeneca aux patients qu’ils avaient fait venir à leur cabinet, le Président de la République annonce la suspension pour 24 heures de ce vaccin.

Le message « DGS-Urgent » de dimanche soir informant les médecins libéraux qu’ils ne pourraient pas commander de doses de vaccins cette semaine pour permettre aux pharmaciens de vacciner ne passe pas.

Cette fois-ci, c’est le summum de la sottise technocratique ! Le Directeur général de la santé a diffusé dans la soirée de ce dimanche 7 mars un message « DGS-URGENT » consacré à la campagne de vaccination en officine contre la COVID-19 dans lequel il indique que « pour la semaine du 8 mars, la commande ne sera ouverte que pour les besoins propres des officines, il ne sera pas possible de prendre des commandes pour les médecins compte tenu du nombre de doses livrées par AstraZeneca (environ 28 000 flacons disponibles à la commande) ».

De nombreux adhérents du SML, notamment en Rhône Alpes, font remonter au syndicat que les doses de vaccins réservées chez leur pharmacien « référent » ne leur avaient pas été remises pour cause de non-livraison. Ces médecins, qui avaient planifié leurs rendez-vous de vaccination, ont été contraints de recontacter leurs patients pour leur dire de rester chez eux.

La Commission paritaire nationale (CPN) a réuni ce jeudi matin la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et les syndicats médicaux représentatifs signataires de la convention médicale.

Lors d’une récente réunion, la Cnam a présenté les résultats provisoires de la ROSP 2020. Si le montant global de l’enveloppe est susceptible d’être en légère hausse, les situations individuelles des praticiens et des spécialités, en raison de la crise sanitaire et du confinement, seront très disparates et, au final, beaucoup d’entre eux seront perdants.

Récemment, les pharmaciens d’officine se sont inquiétés dans les colonnes du journal Le Figaro d’un prétendu « retard au démarrage » de la vaccination anti-Covid-19 chez les médecins libéraux et, prétextant un tel scénario, ils réclament l’autorisation de vacciner directement eux-mêmes et de sélectionner les patients.

Le SML estime que la gravité de la situation sanitaire, avec l'émergence de différents variants qui favorisent la transmission du virus, impose désormais la vaccination de tous les soignants comme vient de le recommander la Haute autorité de santé.

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